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Témoignages des formateurs sur leurs mobilités de formation, Jardin botanique de Funchal, Portugal, du 20 au 24 février 2018
jeudi 15 mars 2018
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13 professeurs et formateurs s’expriment sur leurs formations dans le cadre de leur mobilité de formation à Funchal, en tant que membres des 5 partenaires du projet "Jardin sans frontière" :
- 1 Jardin botanique de l’Université de Granada, Espagne
- 2 Association Paysage et patrimoine sans frontière, France
- 3 Jardin botanique de l’Université de Padova, Italie
- 4 Association Acquamarina, Trieste, Italie
- 5 Agrupamento de Escolas João de Deus, Faro, Portugal

- 1 Jardin botanique de l’Université de Granada, Espagne
En tant que professeur de botanique, les expériences de Funchal ont été très positives et m’ont apporté des méthodologies que je peux mettre en œuvre avec mes étudiants, en améliorant leurs compétences, notamment dans le cadre de projets Erasmus +, de l’appréciation de la sensibilité et de l’expression culturelle de la botanique, du travail de groupe pour améliorer les compétences sociales et entrepreneuriales et, en général, la capacité d’apprendre à apprendre.
Manuel Casares, Directeur du Jardin botanique de l’ Université de Granada, Espagne

Les activités réalisées ont été très positives en tant que méthodes d’apprentissage permettant d’améliorer chez nos étudiants les compétences clés envisagées dans le projet. Sur tout dans la valorisation de la sensibilité et de l’expression culturelle pouvant être extraites de la connaissance des plantes, de ce qui est lié au travail en groupe (compétitions sociales et entrepreneuriales) et de la capacité d’apprendre à apprendre.
Jose Tito Rojo, Conservateur du Jardin botanique de l’ Université de Granada, Espagne

-  2 Association Paysage et patrimoine sans frontière, France
Je suis formatrice dans l’association Paysage et Patrimoine sans Frontière et Professeurs des écoles. j’ai actuellement la responsabilité d’une classe de CM2. Durant cette formation du 19 au 25 février 2018 à Funchal, j’ai pu approfondir ma culture du jardin au travers d’auteur comme Roland Barthes. Ainsi, lors de cette mobilité d’apprentissage, nous avons pu découvrir le jardin de manière différente, nouvelle. Nous avons été accompagnés pour percevoir le « punctum » décrit par Roland Barthes. Une démarche qui permet de ressentir sans faire appel aux savoirs, comme un détail qui accroche le regard, fixe l’attention. Pour provoquer cette attitude propice au ressenti, nous avons utilisé divers outils pour accompagner notre regard (cadre, miroir). Ce procédé nous a permis de valoriser les sensations dans le jardin et de mettre des mots et ainsi de produire un inventaire poétique, en mots puis en photographies. Durant cette formation il m’a été possible ainsi d’approfondir et d’expérimenter un grand nombre d’outils pédagogiques et didactiques. Et ainsi de réfléchir à ma propre pratique, trouver des outils pour faciliter l’acquisition de la langue et l’amélioration du geste graphique.
Cette formation a été très riche en échanges avec les autres formateurs, j’ai pu enrichir mon domaine de compétence, élargir mes connaissances sur le jardin et ainsi créer des fiches, des outils pédagogiques que j’ai pu mettre à profit auprès de mes jeunes élèves.
J’ai découvert le jardin comme vecteur de connaissance, comme moyen de développer ses capacités, valoriser ses sensations. Quand un enfant ne maitrise pas assez sa langue parce qu’il est trop jeune ou parce qu’il rencontre des difficultés passagères, ponctuelles, le jardin devient alors un moyen de communication universel.
- Transversalité des disciplines : Lors de la présentation des collections botaniques du jardin de l’hôtel Quinta jardin do Lago, nous avons pu comprendre l’organisation des Quintas madériennes : des propriétés construites à 90% dans le sud de l’île aux XVIIIe et XIXe siècles par de riches familles anglaises ou françaises, pour exploiter les terres, l’engagement de l’hôtel dans la protection de la biodiversité de l’île : pépinière de plantes indigènes et endémiques destinées à repeupler la montagne ravagée par les incendies et les pluies torrentielles. Le jardin est un enjeu économique, social, touristique et culturel pour Madères, ces éclairages sont indispensables à la bonne compréhension de la conception de ces jardins. Ces éclairages sont aussi nécessaires pour construire une culture une compréhension plus large des jardins. Ce travail sur les sensations, sur le ressenti est une découverte pour moi et une clé intéressante pour accompagner les élèves en difficulté, qui ont du mal à écrire à mobiliser les compétences dans le domaine de la langue. Grace à ce type d’outil j’ai pu intéresser mes élèves à un travail d’écriture qui leur paraissait plus lisible car prenant naissance en eux, avec leur, mots, leurs couleurs, leurs dessins.
- Travail en équipe avec mes « pairs » : Lors de chaque visite de jardin nous avons reçu un enseignement scientifique riche sur les jardins. Suite aux visites nous avons travaillé en atelier, entre pairs sous la direction de la coordinatrice Madame RUTILY. Cette alternance de découverte du jardin « in situ » et les confrontations de nos idées, entourés et accompagnés nous a permis de réaliser des fiches à destination de nos jeunes publics.
- Compétences-clefs de mes apprenants dans le domaine de leur langue maternelle et de l’écriture : Appliquer des mots ou créer de courtes phrases, accompagnant un dessin ou une photographie, permettant de définir par exemple, des sentiments ressentis, ou des éléments constitutifs du jardin : ce travail que nous avons mené pour nous, est un excellent exercice pour mes jeunes apprenants.
- Faire progresser mes apprenants dans le domaine des compétences sociales et civiques : Lors de notre visite à la Quinta Jardins do Lago à Funchal, guidé par la responsable de la pépinière, nous avons compris la nécessité environnemental, social du jardin. La préservation des espèces végétales permet aussi la préservation de l’histoire Madérienne.
- La présentation de l’engagement de l’hôtel dans la protection de la biodiversité de l’île est aussi un enseignement riche pour nous. Il est indispensable de comprendre, apprendre, créer le jardin comme un monument vivant nécessaire à notre vie, sociale, culturel, scientifique. Le respect de la nature, des plantes est une compétence importante pour mes jeunes enfants pour comprendre le respect de tout être vivant.
- Faire progresser mes apprenants dans le domaine de la sensibilité et expression culturelle : Les différents ateliers menés avec notre formatrice ou avec nos pairs autour de l’expression orale, l’écriture et le dessin dans le cadre de la description des jardins, étaient basées sur la sensibilité, la culture, les connaissances propres à chaque apprenant. C’est ainsi que la visite du jardin de Monte, nous a permis d’approcher l’identité culturelle de cette île.
- Faire progresser mes apprenants dans le domaine de l’école inclusive
Avec mes jeunes apprenants nous avons construit des outils à destination d’enfants en situation de handicap, dans un orphelinat. Lors de nos diverses rencontres avec les enfants de cet orphelinat nous avons créé des ateliers de dessins, de collages. Ces activités visaient à développer le geste psychomoteur. En nous inspirant du jardin, nous avons mis à disposition de ces enfants, diverses plantes et minéraux pour permettre les découvertes sensorielles. Puis lors d’activités plastiques ces jeunes enfants privés de parole, guidés par mes jeunes apprenants ont pu traduire ces sensations au travers d’œuvres plastiques. Nous avons ainsi développé un échange sensoriel qui est le fruit de ma participation à la formation de Funchal.
- Faire participer d’autres enseignants de l’école pour favoriser la coopération entre adultes mais aussi entre enfants.. Travail entre pairs. Des enfants plus âgés accompagnent des enfants plus jeunes.
- Changer de point de vue.
- Changer de pratique, mutualiser.
- Former d’autres enseignants à ces pratiques novatrices. En conclusion :
La formation que j’ai reçue est très riche dans le domaine scientifique, littéraire, plastique, parfaitement étayée par des apports documentés sur l’histoire des jardins de Madères.
Cette formation qui a fait intervenir des experts dans le domaine de la botanique, de l’histoire, de l’art, de l’éducation m’a permis de recevoir une formation riche et transdisciplinaire favorable au réinvestissement et à la création de nouveaux outils. Cette formation met les formateurs que nous sommes en situation d’apprenants entre pairs, ce qui suscite un questionnement, un cheminement, une démarche créatrice d’outils dont les retombées profiteront à nos jeunes apprenants.
Naïma Halim-Josse, formatrice "Petite enfance", Association Paysage et patrimoine sans frontière France

J’ai déjà une très large expérience du pilotage des formations pédagogiques européennes à Funchal, pour lesquelles je travaille en collaboration avec l’Agrupamento de Escolas João de Deus de Faro depuis plus de 10 ans. J’ai déjà également travaillé depuis longtemps avec les jardins botaniques des universités de Granada et de Padova.
C’est cependant la première fois que je pilotais une mobilité qui réunissait des publics aussi différents : professeurs des Universités, professeurs de l’enseignement scolaire, formateurs d’adultes, écrivains, artistes plasticiens… Mes appréhensions se sont très vite dissipées, car cette approche trans-sectorielle a été une vraie réussite, sur tous les plans.
Cette mobilité a contribué à créer, dès le départ, le climat d’amitié et de confiance essentiel à la création de véritables liens au sein de notre équipe de partenariat. Les participants ont adhéré d’emblée à ma proposition de formation « entre pairs » au sein d’ateliers où nous étions tour à tour formateurs ou apprenants. Les groupes de travail se sont trouvés enrichis des différences d’approches du jardin, dans une transversalité très fructueuse : nous nous sommes tous livrés à des approches artistiques et subjectives du jardin, avons éprouvé des émotions, rédigé des poèmes, découvert des modes d’identification et de classement des plantes, voté enfin pour le logo qui était le plus à notre image, celle de « bons jardiniers » qui, comme l’a écrit le paysagiste Gilles Clément, doivent envisager notre Terre, comme un même jardin peuplé d’une diversité d’êtres à ménager et à gérer, sans frontière.
Aline Rutily, coordinatrice du projet, Association Paysage et patrimoine sans frontière France

Je suis formateur dans l’association européenne Paysage et patrimoine sans frontière et professeur de Sciences de la Vie et de la terre au Lycée français de Moscou. J’utilise le jardin comme outil pédagogique dans des actions très variées. Dans le cadre du projet "Jardin sans frontière", j’ai participé à la première formation de formation de Funchal du 19 au 25 février 2018. L’objectif de cette formation était double :
- Mutualiser, expérimenter et valider entre pairs, des stratégies efficaces utilisant le jardin à l’école comme vecteur d’amélioration des compétences-clés des élèves en difficulté scolaire.
- Motiver les apprentissages des compétences de nos apprenants dans les domaines des sciences, dans un contexte environnemental et culturel, mais aussi de la communication orale et écrite, de l’apprentissage de l’outil informatique, et de celui de la culture humaniste.
Il m’a été possible de répondre à ces objectifs à travers deux niveaux d’approche pédagogique :
- Une exploration par une approche « sensible » du jardin permettant de faire correspondre un répertoire de mots, de couleurs et de sensations, point de départ d’une inspiration créatrice ou « punctum ». Point d’orgue de ce travail, des ateliers d’écriture concrétisaient ces inspirations, débattues au sein de petits groupes permettant des échanges très riches.
- Une approche plus scientifique dite « studium », au sein du jardin botanique de Funchal,où l’étude des différentes espèces protégées amenait à réfléchir sur ce que pourrait être un jardin de la biodiversité.
L’intérêt des activités proposés était qu’elles permettaient la Transversalité des disciplines :
A l’instar des jardins qui nécessitent eux-mêmes, pour leur création, puis leur développement, les compétences de multiples métiers, nous avons eu besoin des compétences de chacun dans le groupe pour progresser nos propres analyses. Il a été fructueux d’échanger avec d’autres formateurs, d’enrichir mon domaine de compétence grâce aux leurs et de prendre conscience de la grande capacité de partage et d’appropriation du jardin.

Ces échanges produisent des activités innovantes permettant de renforcer les compétences clefs de nos apprenants.
- dans le domaine de leur langue maternelle : appliquer des mots ou créer de courtes phrases, accompagnant un dessin ou une photographie, permettant de définir par exemple, des sentiments ressentis, ou des éléments constitutifs du jardin : ce travail que nous avons mené pour nous, serait un excellent exercice pour nos apprenants.
- dans le domaine de la sensibilité et expression culturelle : favoriser l’expression orale, l’écriture et le dessin pour la description des jardins nous oblige à faire appel à la sensibilité des apprenants et à leur culture ; nous avons pu noter une liste de mots commune et valable dans le temps. Utiliser des outils de cadrage (cadre, miroir, kaléidoscope, appareil-photographique, carnet de notes) permet de mettre des mots sur les sensations au jardin, de produire un "Inventaire poétique du jardin en mots et en photographies".
- Dans le domaine des mathématiques, des sciences, de la technologie et du numérique : la lecture scientifique des collections végétales du Jardin Botanique de Funchal (Luis camara) m’a permis de renforcer mes propres compétences dans le domaine de la conception de jardins. Les visites des collections botaniques permettent au public de comprendre la différence entre plantes endémiques/indigènes, et l’importance de les préserver.
La rédaction commune de fiches pédagogiques en collaboration avec Manuel Casares (Université de Grenade) et Manuel Faustino professeur de sciences de l’Agrupamento João de Deus (EAJD) de Faro ont fait l’objet de transpositions et d’adaptations des activités scientifiques, littéraires et artistiques à un public potentiel d’élèves scolaires en difficulté. Après leur rédaction, on a en effet décidé que celles-ci seraient utilisée dans le groupe scolaire João de Deus (ESJD) et au Lycée français Alexandre Dumas, à Moscou. j’ai présenté dans ce cadre également la fiche "La vie dans le jardin. Que mangent les animaux ?" que j’ai ensuite expérimentée auprès de mes élèves.
La rédaction de ces fiches avait pour but de faire acquérir aux apprenants des compétences dans l’apprendre à apprendre : apprendre à faire des recherches, à analyser les différentes caractéristiques d’une plante, à approfondir les connaissances concernant la flore et stimuler la consolidation des valeurs environnementales et de protection de la nature.
La fiche " Approche de l’ethnobotanique  » par exemple, permet de construire et d’appliquer un questionnaire familial pour étudier l’utilisation traditionnelle des plantes. De cette manière, les principaux objectifs à atteindre seraient de favoriser les contacts intergénérationnels, mobiliser la mémoire collective, partager l’information concernant différents lieux, connaitre et d’approfondir les connaissances concernant les plantes et partager une culture commune ou particulière d’un environnement.
- dans le domaine des compétences sociales et civiques : dans le cadre d’un projet socio-culturel nous organisons depuis quelques années des rencontres entre des élèves volontaires de 3ème et 2de et des enfants d’un orphelinat (centre Mayak). _ Notre but est de sensibiliser les élèves au handicap, de prendre conscience de la différence et de la façon de s’y adapter. Plus généralement, nous essayerons de les sensibiliser à la société inclusive et à l’altruisme. Cette année encore, ce projet a suscité un vif intérêt chez nos élèves. Notre projet s’inscrit en effet pleinement dans le but d’aider l’élève à construire une conscience citoyenne, un jugement moral et civique et à se forger un esprit critique.
Les fiches pédagogiques ont été exploitées par les élèves de 3eme à Moscou, dans le cadre du parcours citoyen de l’épreuve nationale du brevet dans un atelier botanique. _ Elles ont également été utilisées dans le projet de création de jardin pour les enfants du centre Mayak de Moscou. L’idée était de partager avec les enfants du centre une approche de la couleur et de la matière, et de faciliter ainsi les échanges. Cette action remplissait aussi le rôle de développer les compétences scientifiques et technologiques de nos élèves, et d’enrichir leur culture.
En conclusion : cette formation dédiée à des formateurs est parfaitement étayée par le thème très riche du jardin, qui permet de croiser un grand nombre de disciplines. Elle a permis de renforcer, avec plaisir et sensibilité, toutes les compétences-clés, notamment les compétences scientifiques, la communication, la sensibilité et l’expression culturelles, les compétences sociales et civiques et l’apprendre à apprendre.
Jean-Michel Josse, formateur sciences et professeur au Lycée français de Moscou.

-  3 Jardin botanique de l’Université de Padova, Italie
J’ai vécu la première semaine de formation du projet à Funchal. Je n’avais jamais participé à des projets Erasmus +, je n’avais donc aucune idée précise de ce qui allait arriver, bien que j’ai participé à ce programme, lors de la première rencontre transnationale du Comité de pilotage à Saint-Germain-en-Laye. C’était une vraie révélation ! Quitter le milieu universitaire et confronter des enseignants de différentes écoles européennes de différents niveaux a été une expérience très enrichissante. Observer, planifier, apprendre et tester des activités pédagogiques transversales m’a permis de comprendre le sens et l’importance de apprentissage des compétences clés européennes dans un contexte particulier, celui des jardins historiques, dans lequel je travaille depuis quelques années en tant que directeur du Jardin botanique de Padova, site de l’UNESCO depuis 1997. C’était un processus d’apprentissage du potentiel d’un tel contexte dans lequel il est possible de réaliser concrètement un enseignement multidisciplinaire visant les différentes cibles d’élèves, ayant des capacités, un degré d’implication, une manifestation d’intérêt très différente, y compris les plus faibles..
Dessiner, écrire, observer, participer avec conviction aux ateliers proposés, puiser mon inspiration dans les jardins de Funchal où nous nous sommes totalement immergés, écouter les expériences des autres enseignants, connues seulement à notre arrivée, m’a ouvert l’esprit et m’a permis de connaître et d’apprécier d’autres réalités qui opèrent chaque jour dans l’éducation, souvent dans des contextes de difficultés et de marginalisation. J’ai rencontré de nouvelles personnes, de nouvelles façons de penser, des expériences éducatives très différentes, des langues et des cultures européennes que j’ai vécues avec curiosité et désir d’apprendre. Le futur défi éducatif est précisément cela : construire des bonnes pratiques partagées et diffuser des idées et des possibilités de collaboration pour le bien des étudiants afin qu’ils puissent développer le savoir, la culture, le sens civique et l’esprit de collaboration qui peuvent être dépensés en Europe
Barbara Baldan, directrice du Jardin botanique de l’Université de Padova, Italie

Au cours de la semaine de formation, de nombreuses activités extrêmement intéressantes et impliquées ont été menées. À la lumière de ce qui a été expérimenté, il sera possible de mettre en œuvre une série de nouvelles activités d’enseignement transdisciplinaire.
Ces expériences m’ont fait comprendre que je pouvais aborder les jardins d’une manière totalement différente.
Rossella Marcucci, conservatrice de l’Herbier du Jardin botanique de l’Université de Padova, Italie

Les activités auxquelles nous avons assisté pendant la semaine de formation étaient toutes très engageantes. Nous avons appris une approche différente et originale, plus intéressante, des jardins, ce qui nous permet de saisir les aspects qui étaient auparavant passés inaperçus.
Les activités réalisées peuvent être appliquées dans l’environnement professionnel quotidien, en relation avec les tâches didactiques que je réalise dans l’établissement où je travaille.
Mariacristina Villani, Experte en systématique et enseignante en sciences naturelles. Jardin botanique de l’Université de Padova, Italie

-  4 Association Acquamarina, Trieste, Italie
La première réunion de formation du projet "Jardin sans Frontière" s’est tenue sur l’île de Madère à Funchal du 19 au 24 février 2019. L’objectif du projet est de mettre en œuvre de nouvelles propositions pédagogiques et de formation afin de lutter contre l’abandon scolaire à plusieurs niveaux.
Des formateurs de quatre pays européens se sont réunis pour élaborer leurs travaux dans un lieu riche en jardins extraordinaires tels que l’île de Madère, où l’histoire et la nature se rencontrent, avec une incroyable variété d’espèces botaniques.
Le programme de la réunion de formation proposait une gamme riche et équilibrée de réunions et de visites pour offrir aux participants des moments d’apprentissage à travers l’échange de stratégies différentes, le tout dans un seul objectif : créer de nouvelles méthodes pédagogiques.
Chaque structure a présenté dans les jardins un travail pédagogique mené en classe. Les fiches ont été expliquées et testées avec le groupe. Nous avons tous travaillé avec enthousiasme, conscients de la grande opportunité de ce projet : échanger des cultures, des langues et des méthodologies différentes dans le même but.
Nous avons travaillé sur des éléments de botanique, d’histoire, de littérature et d’art tels que la photographie, l’impression, l’écriture, la formation des cinq sens mais surtout l’observation en appliquant des méthodologies novatrices, toutes tournées vers le développement de compétences clés de nos apprenants, y compris les plus fragiles .
Le dernier jour de la réunion de formation a été consacré à l’écriture collective des fiches présentées lors de la réunion.
Annamaria Castellan, présidente de l’Association Acquamarina, Trieste, Italie

La semaine que nous avons passée grâce à la mobilité de formation « Jardin sans frontière », a été une très bonne opportunité de dialoguer et de se confronter avec d’autres à propos de pédagogie relative au jardin, mais pas seulement. Déjà les jardins sont des mondes à découvrir, des possibilités pour l’imaginaire et des surprises répétées dans les découvertes botaniques ; encore davantage à Funchal, où la situation climatique et historique rend l’ile vraiment magnifique, l’une des plus riche d’Europe, dans ce domaine. Mais le plus grand plaisir d’apprentissage, à mon avis, c’était, dans ce projet, de partager des méthodologies didactiques et des compétences très particulières et très différentes, avec des professeurs de différentes parties d’Europe, qui pouvaient ajouter leur propre savoir disciplinaire ; c’était un très bon dialogue qui a permis d’échanger, à travers les spécificités de chacun, sur
-  les connaissances personnelles, la qualité des études, des expérimentations et de l’innovation des recherches,
-  la culture pour les jeunes générations à venir,
-  la promotion du paysage et de la santé de lieux,
-  la certitude qu’il faut avoir un intérêt pour la surprise, sans préjugé, pour tout ce qui c’est différent, nouveau et spécifique dans le dialogue interculturel européen, très enrichissant pour tout le monde.
Pour ma part, la possibilité de réaliser un atelier d’écriture poétique dans le jardin – trois heures presque de lecture d’écrivains et de poètes-, court mais mais bien vécu, nous a permis de nous connaitre mieux, d’ avoir meilleure confiance en nous et en le groupe, d’évoquer la possibilité de travailler ensemble et d’ apprendre des manières différentes de vivre le jardin. Après le dialogue scientifique de la matinée, vivre l’expérience de partager des « motions extraordinaires dans de superbes jardins.
Le jardin, le bon jardin, c’est un lieu magique de liberté, de créativité et de délices, qui, toujours, à travers la variété de ses plantes et de ses fleurs, donne richesse et force à la vie.
Travailler sur cela, sur l’unité dans la différence, sur la multiplication de savoirs et des compétences, sur les langages, en ces moments d’actualité un peu fragiles pour l’identité européenne, c’est, pour moi, un très bonne route à suivre. Donc, merci de l’opportunité et du bon travail mené
Patrizia Rigoni, formatrice en ateliers d’écriture, Association Acquamarina, Trieste, Italie

- 5 Agrupamento de Escolas João de Deus, Faro, Portugal
Tout au long de la formation « Jardins Sans Frontière. Une école pour développer des compétences –clés en Europe » à Funchal, j’ai partagé avec mes collègues, de manière collaborative, mes opinions et idées sur les jardins et les sentiments et motivations que ces espaces nous permettent de vivre personnellement et professionnellement.
J’ai réalisé que les jardins sont une source de motivation capable de développer des stratégies dans les différents domaines de compétences tels que la langue maternelle, les mathématiques, les sciences naturelles, la biologie ou les arts visuels.
j’ai considéré que les objectifs proposés par cette formation ont été parfaitement atteints, ce qui me permet, en tant que directeur du Groupe d’Écoles João de Deus, de créer les conditions nécessaires à la constitution d’un projet de classe ciblant un groupe de 10 élèves en danger de décrochage scolaire.
Par le biais de contacts réguliers et de rencontres entre enseignants, professeurs, Direction et parents de ces élèves en danger de décrochage, je vais redéfinir les parcours scolaires afin d’éviter les abandons et les échecs scolaires. Je vais encourager, en particulier, un projet de conception de jardin valorisant les espaces extérieurs des cinq écoles de ce groupe scolaire que je dirige, et développant les compétences –clés nécessaires aux élèves pour répondre aux exigences du monde du travail à la fin de leurs études .
Carlos Luis, directeur de l’Agrupamento de Escolas João de Deus

Dans le cadre du projet "Jardin sans frontière", j’ai participé à la rencontre de la première mobilité de formation qui a eu lieu à Funchal du 19 au 25 février 2018, en tant que professeur de sciences à l’école secondaire de l’Agrupamento de Escolas João de Deus. J’ai eu l’opportunité de travailler en collaboration avec Jean-Michel Josse, formateur en sciences dans l’association Paysage et patrimoine sans frontière, France et professeur au Lycée français de Moscou, Manuel Casares, professeur et directeur du Jardin botanique de Granada et Carlos Luis, directeur de mon lycée. J’ai participé avec grand intérêt à ce travail collaboratif qui a permis de confronter nos expertises et d’en tirer grand parti. Grâce à cette formation, j’ai acquis de nouvelles compétences professionnelles, culturelles et scientifiques, à travers lesquelles j’ai appris à mettre en place de nouvelles stratégies d’enseignement et de communication. Nous avons travaillé ensemble à partir de deux propositions de fiche pédagogiques que j’ai rédigées et apportées à Funchal, comme bases de travail collaboratif : « Identification des plantes au jardin » et « Approche ethnobotanique du jardin ».
La fiche pédagogique sur l’identification des plantes méditerranéennes, est à exploiter en sciences, au lycée, dans l’enseignement général, technologique ou professionnel. Il s’agit de développer les capacités à faire des recherches, à observer et analyser les différentes caractéristiques d’une plante, à approfondir les connaissances concernant la flore des pays d’influence méditerranéenne et à stimuler la conscience des valeurs environnementales et de protection de la nature.
Après avoir identifié et listé les compétences clés et transversales développées dans ce travail, nous avons décidé que ce travail serait exploité auprès d’élèves peu qualifiés du groupe scolaire João de Deus et du Lycée français Alexandre Dumas de Moscou, partenaire de l’association Paysage et patrimoine sans frontière. Dans mon lycée, j’ai exploité ce travail pédagogique en Sciences et Technologies, avec des élèves de Première qui ont identifié et classé des plantes de la forêt environnant le lycée. Il m’a été possible d’atteindre les objectifs fixés, de tester les performances des élèves et d’évaluer leurs capacités à
- développer leur autonomie
- rechercher, identifier les différents spécimens de la flore caractéristiques des pays d’influence méditerranéenne,
- reconnaitre l’importance de la classification et du regroupement des plantes
- comprendre la façon dont on doit élaborer une clé dichotomique.
La fiche pédagogique "Approche de l’ethnobotanique" a pour but de construire et de mettre en œuvre un questionnaire familial pour étudier les anciennes et traditionnelles utilisations de plantes. Je l’ai exploitée en sciences et technologie dans une classe de première, et dans deux classes de terminale (Option-formation spécifique). Il s’agit, dans cette fiche, de développer les compétences clés et transversales et d’atteindre des objectifs tels que favoriser les contacts intergénérationnels, mobiliser la mémoire collective, partager l’information concernant différents lieux, connaitre et approfondir les connaissances concernant les plantes, partager la culture commune relative à un territoire. Les résultats des enquêtes qui ont été menées par les élèves dans leurs familles ont fait l’objet d’une synthèse. Ce travail a été très productif et les objectifs atteints : production de questionnaires, traitement des réponses, enquête sur internet et développement de fiches-synthèses des plantes étudiées.
Manuel Faustino, professeur de biologie, Agrupamento de Escolas João de Deus, Faro, Portugal

Grâce à cette formation européenne, j’ai acquis de nouvelles compétences culturelles, linguistiques et scientifiques, à travers lesquelles j’ai appris à utiliser de nouvelles ressources et à mettre en place de nouvelles stratégies d’enseignement et de communication.
La sollicitation des cinq sens au marché de Funchal et le travail que j’ai rédigé sur ce sujet en collaboration avec d’autres professeurs italiens et français me motive pour un travail à mener avec mes élèves de Petite Enfance.
À mon retour, je voudrais mettre en place un projet de collaboration intergénérationnelle entre enfants de maternelle et personnes âgées, à partir de l’exploration des sens et des activités de stimulation sensorielle et cognitive conçues avec de matériaux organiques. Le jardin devient ainsi l’espace privilégié, au sein des paramètres pédagogiques, pour élargir les réponses aux besoins socioculturels, psychologiques et cognitifs des enfants.
Dora Luis, Professeur Petite Enfance, Agrupamento de Escolas João de Deus, Faro, Portugal

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