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Petite histoire de l’azulejo portugais
mercredi 20 avril 2016
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Église de S. Lourenço de Almancil, ,Algarve {JPEG}Depuis 500 ans, l’on produit, au Portugal, des azulejos comme éléments décoratifs et architectoniques. L’art de l’azulejo s’est enraciné dans la Péninsule Ibérique sous l’influence des arabes qui ont importé de Grenade les carreaux de céramique pour décorer les murs de leurs palais.

Les artisans ont utilisé au Portugal cette technique mauresque et ont adapté les motifs des azulejos au goût occidental. À partir de 1560 les céramistes ont commencé à produire des azulejos selon la technique de faïence importée d’Italie. L’industrie de l’azulejo fleurit et d’énormes panneaux adaptés aux espaces architecturaux tapissent les murs des églises et des couvents ( thèmes religieux), des châteaux, des manoirs et des jardins ( représentations bucoliques, mythologiques, de chasse et de guerre).

Les arts décoratifs des textiles, de l’orfèvrerie, des gravures et des voyages des portugais en Orient inspirent les motifs des azulejos.

Le XVIIIe siècle, nommé Cycle des Maitres, voit naître des ateliers d’azulejos renommés, comme par exemple celui d’António de Oliveira Bernardes et de son fils Policarpo de Oliveira Bernardes. Les panneaux illustrant la vie de Saint Laurent dans l’église de S. Lourenço de Almansil, située à 13 Km de Faro, ont été peints dans l’atelier de Policarpo de Oliveira Bernardes, en 1730.

Pendant la période rocaille la polychromie des jaunes, des verts et des bruns a remplacé le bleu sur fond blanc, couleurs hérités de l’influence hollandaise et de la porcelaine orientale.

A partir du XIXe siècle, l’azulejo gagne plus de visibilité et sort des palais et des églises, pour couvrir les façades des bâtiments dans une relation étroite avec l’architecture. Le paysage urbain s’illumine, comme à Ovar.

Palácio do Raio, Braga {JPEG} Estação de S. Bento, Porto {JPEG}

En 1937, on a pu admirer au Pavillon du Portugal, lors de l’ Exposition Internationale de Paris, le panneau d’azulejos du peintre Paolo Ferreira « Lisbonne aux Mille Couleurs".

Paolo Ferreira, Lisbonne aux Mille Couleurs, 1937 {JPEG}

Le développement urbain introduit, dès les années 50, des compositions d’azulejos dans les stations de métro de Lisbonne. Les noms de Maria Helena Vieira da Silva, Júlio Pomar, Manuel Cargaleiro, pour ne citer que ces artistes, sont liés à la réutilisation des azulejos dans des espaces publics.

La station de métro « Olaias » à Lisbonne , inaugurée le 19 mai 1998, s’est illustrée en 2012, dans un article de « Impact your World » de la chaîne CNN, comme l’une des dix plus belles d’Europe. Ce projet a été réalisé par les artistes plasticiens Pedro Cabrita Reis, Graça Pereira Coutinho , Pedro Calapez et Rui Sanches.

Costa Pinheiro Estação Alameda {JPEG}

L’Exposition Mondiale du XXe siècle – EXPO 98 – a permis la récupération de la partie orientale de la ville de Lisbonne et l’azulejo y a joué un rôle important, comme par exemple, dans les compositions de l’Océarium où l’on peut admirer la figuration d’animaux marins dont la réalisation a été traitée informatiquement.

Entre ciel et mer, le bleu a, depuis des siècles, accompagné les marins portugais partout dans le monde , comme en témoignent les azulejos. Comme l’a écrit le poète Fernando Pessoa
« … Dieu a donné à la mer l’abîme et le péril
Mais c’est sur elle qu’Il a reflété le ciel.
 »
(Mar Português, Mensagem)

Lagoa, Algarve {JPEG}


Paula Pereira et Rosaria Prospero Agrupamento de Escolas João de Deus, Faro

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