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La vie sociale à l’époque du Roi Soleil
lundi 7 juillet 2008
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Versailles-Chambre du Roi {JPEG} PROJET

Dresser un tableau de la société au XVIIe siècle.

OBJECTIFS

- Replacer les paysans au cœur du système « féodal ».
- Montrer que la fiscalité de l’Ancien Régime repose essentiellement sur la paysannerie.

COMPÉTENCES

- Savoir repérer et représenter les éléments significatifs d’une situation.
- Savoir analyser un document simple et en préciser quelques traits caractéristiques.
- Etre capable de communiquer ses démarches.

MATÉRIEL

Des documents évoquant la vie des paysans, leur situation sociale (images, textes issus des manuels de l’élève)

DÉROULEMENT

Question : comment s’organise la société à l’époque de Louis XIV, qui comptait 20 millions d’habitants ? Construire collectivement un tableau représentant cette société avec les enfants. Comparer successivement la vie , au XVIIe siècle
- d’un courtisan, Jean-Baptiste de la Quintinie au milieu de sa vie,
- d’un prêtre,
- d’un paysan.

Solliciter le raisonnement et l’échange verbal autour de la question de classe et de hiérarchie sociales.
Définir les notions de
- clergé (ceux qui prient, les prêtres, les évêques, les moines, 150 000 personnes environ),
- noblesse (ceux qui combattent, les héritiers des chevaliers, 5000 d’entre eux vivent auprès du Roi à Versailles. Les autres vivent sur leurs terres en province. 350 000 personnes environ). Clergé et noblesse ne paient pas d’impôts, Définir la notion de privilège.
- tiers-état (la troisième partie de l’Etat, ceux qui travaillent).

On distingue

  • les paysans, qui travaillent la terre, ils sont 18 millions et la grande majorité d’entre eux est pauvre ;
  • les ouvriers qui travaillent chez les artisans et les commerçants des villes (on dit aussi « compagnons »),
  • les bourgeois qui vivent dans les bourgs, en ville. Certains bourgeois sont des banquiers, des commerçants et sont très riches.

19 500 000 personnes environ pour le Tiers-État. 18 millions sur les 20 millions d’habitants sont donc essentiellement des paysans.

La pauvreté des paysans
Des techniques de culture peu rentables :
- Des charrues, mais le nombre d’outils est insuffisant.
- Pas assez de chevaux, donc peu d’engrais. Les terres s’appauvrissent, les rendements baissent.
- Pas de serres comme au potager du Roi (les serres coûtent cher). Certains hivers, les cultures mal protégées gèlent sur pied.
- Le bétail est mal nourri, s’appauvrit.

L’église et les paysans
La paroisse est le cadre de vie des paysans. Le dimanche est chômé : c’est le jour du seigneur. Les fêtes religieuses rythment l’année (Pâques, Pentecôte…). La plus grande partie des gens ne savent pas lire. Il n’y a pas de calendrier. Les fêtes servent de repères.
L’Eglise tient l’état civil, qui enregistre les naissances, les décès, les mariages.
Les paysans versent à l’Eglise le dixième de toute leur récolte (la dîme).
L’Eglise est très riche. C’est une catégorie de la population qui ne paie pas d’impôts.

La noblesse et les paysans
Le moulin et le four appartiennent au seigneur. Les paysans sont obligés de les utiliser pour moudre leur grain et cuire leur pain. Ils doivent au seigneur des impôts.
- Le cens : l’impôt payé pour vivre sur les terres du noble (en argent).
- Le champart : jusqu’au tiers de la récolte.

Le Roi et les paysans
Les paysans sont obligés de loger et nourrir les armées du roi. Certains impôts sont payés directement au roi :
- la taille : c’est l’impôt payé par les roturiers. C’est le plus lourd des impôts. Petit problème à résoudre : un ouvrier vigneron gagne dix sous par jour. Il doit payer 4 livres de taille tous les ans. Sachant qu’une livre est égale à 20 sous, quelle proportion de son salaire cela représente-t-il ?
- la gabelle : c’est l’impôt sur le sel, que l’on est obligé d’acheter pour conserver les aliments. Toutes les régions de France ne sont pas assujetties de la même façon à la gabelle ; il existe des régions de grande gabelle, de petite gabelle, des régions exonérées …).
Chaque fois que le roi commence une guerre, il lève un nouvel impôt, pour payer les soldats et l’armement. Replacer sur une frise chronologique le nombre de guerres et leur durée en années.
Des tentatives ont été menées pour créer des impôts qui seraient payés par tout le monde : la capitation et le dixième. Les classes privilégiées les font échouer.
Les révoltes sont réprimées par l’armée. Les meneurs sont envoyés aux galères.
L’alimentation des paysans est insuffisante. Leur santé est précaire ; un enfant sur quatre meurt avant l’âge d’un an. L’espérance de vie ne dépasse généralement pas trente ans.

ÉVALUATION

Elle portera sur la capacité de l’élève à :
- structurer le tableau de la société au XVIIe siècle en trois classes,
- définir les relations entre ces classes sociales,
- prendre conscience de la place des paysans au cœur du système « féodal », sur lesquels repose essentiellement la fiscalité de l’Ancien Régime.


Muriel Doubre, Ecole Gérard Philipe, Plaisir ( Yvelines) France

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