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30 septembre-1er Octobre 2011. Paris. France. Quatrième rencontre transnationale du projet.
lundi 3 octobre 2011
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Cette 4e rencontre a lieu dans le cadre prestigieux du Musée des Arts premiers à Paris. Il a pour but la dissémination à grande échelle du projet Leonardo da Vinci "Échanges de pratiques sur la formation professionnelle au paysage" , par les deux associations Paysage et patrimoine sans frontière et Artist no Tahiti, en l’articulant avec les évènements organisés dans le cadre de "2011, année des Outre-mer".

Cette opportunité permet d’articuler le partenariat Leonardo da Vinci avec le projet du Centre des Métiers d’art de la Polynésie française à Papeete, partenaire silencieux de l’ Association Artiste No Tahiti à Papeete.

Ce projet sélectionné par le Haut-Commissariat de la Polynésie française pour fêter en France 2011 Année des Outre-mer s’ intitule Art polynésien : passé, présent et à venir. Au programme, la réalisation in situ d’une sculpture en bois, un Ti’i des îles de la Société de 2m de hauteur, dans le jardin du Musée des Arts premiers du Quai Branly par six élèves du Centre des Métiers d’Art. Ils sont accompagnés de
-  Viri Taimana, le directeur du Centre des métiers de Polynésie Française
- Jean Daniel Tokainiua Devatine un enseignant de la culture et histoire polynésienne.
Tout est visible sur place, en direct : de la grume de bois de frêne dégrossie à la tronçonneuse au vernissage d’une sculpture de 2 mètres de haut, en passant par le travail à la main, jusqu’au lever de la sculpture et son titre.

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Du 26 septembre au 2 octobre 2011, ces élèves du Centre des Métiers d’Art de la Polynésie française donnent ainsi à voir au public du musée leurs savoirs, leurs savoir-faire et leur savoir-être.Cette œuvre s’inscrit ainsi dans l’histoire des échanges entre les cultures française et polynésienne, depuis de voyage en France de Ahutoru, premier Tahitien emmené en France en 1768 par Louis-Antoine de Bougainville. L’oeuvre une fois réalisée restera au musée, qui ne possède aucun Ti’i des îles de la Société. Un partenariat gagnant-gagnant puisque les 6 élèves sculpteurs profitent de leur séjour pour explorer le musée à la découverte des objets de leur patrimoine tout en montrant leur savoir-faire au public. La réalisation du Ti’i s’est accompagnée d’un deuxième objet : un Umete, nom tahitien pour désigner un plat en bois destiné à la vie quotidienne.

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Après la découverte de la Chine, du Canada et de la Nouvelle-Zélande en 2010 et 2011, le Centre des Métiers d’Art de la Polynésie française se devait de venir en France.

Viri Taimana, à la tête de l’établissement public administratif depuis février 2006 après 8 ans d’expérience à Toulon, est un directeur qui sait où mener ses élèves : "La culture polynésienne est en pleine gestation, explique-t-il à Paris Tribune, le Centre des Métiers d’Art se doit de re-questionner ce patrimoine en introduisant une question plus contemporaine (…) pour que les jeunes s’approprient ce patrimoine et l’inscrivent dans le présent, avec de la couleur, avec des formes beaucoup plus extravagantes, en essayant de faire en sorte que ces sculptures leur ressemblent." Grâce à ces questionnements marquant le début du renouveau du Centre des Métiers d’Art à partir de 2006, la réputation du centre ne cesse de s’accroître : l’école, unique en son genre, créée en 1980 par un ancien graveur de l’Ecole Boulle, Henri Bouvier, rayonne dans le bassin Pacifique grâce à des liens mis en place avec des universités d’Art et d’Architecture (Nouvelle-Zélande, Hawaii, Californie) et des institutions de pays océaniens (Nouvelle-Calédonie, Tonga, Fidji, Papouasie Nouvelle-Guinée, Communauté du Pacifique sud). Après Paris et un nouveau partenariat avec l’Ecole Boulle, après le site de la Corderie royale à Rochefort du 3 au 12 octobre 2011 pour la réalisation de deux sculptures de 2 mètres de haut et un atelier de démonstration et de fabrication de modèles réduits de pirogues de jeux, place à un autre partenariat avec l’Ecole Supérieure d’Art de Toulon pour compléter le palmarès 2011 du Centre des Métiers d’Art de la Polynésie française. L’Ecole Supérieure de Toulon, dont le diplôme est reconnu dans l’Union européenne, devrait permettre aux étudiants polynésiens de passer le concours d’entrée depuis la Polynésie, de compléter leur cursus à l’étranger ou encore d’effectuer des stages en France. Prochaine étape à franchir par le Centre des Métiers d’Art : développer les enseignements liés au design, à la communication et à l’aménagement de l’espace. Un centre d’art qui monte à la vitesse du Pacifique, lentement, sûrement, et avec profondeur.

Le Centre des Métiers d’Art délivre des diplômes de gravure et de sculpture reconnus en Polynésie française. Mike, élève en 2ème année, fait partie de la délégation du Centre accueillie en France au Musée des Arts premiers.

« Je suis titulaire d’une licence de culture et langues polynésiennes obtenue à l’Université de Polynésie française. Lors de mon cursus universitaire, à savoir à l’issue de ma deuxième année, j’ai découvert le Centre des Métiers d’Art. Alors, j’ai fini mon année en alternance avec le centre.

Je me destinais à l’éducation comme professeur de tahitien, mais comme il n’y a qu’un poste offert par an, j’ai préféré me lancer dans la sculpture ; et pourtant je ne suis pas d’une famille de sculpteurs ! Ça me permet d’allier culture et sculpture. De plus, dans le Centre, le recrutement est complètement hétérogène, alors on se fait des copains de tous horizons. Il y en a qui viennent du monde du travail pour se perfectionner, il y en a d’autres qui sortent du lycée, ou d’autres encore qui avaient tout arrêté et qui redémarrent. Je suis sensible à cette formation qui ne se limite pas à l’apprentissage de la sculpture traditionnelle polynésienne. On nous ouvre aussi à l’art contemporain, au dessin, à la peinture, à l’histoire de l’art…aux arts de l’espace : jardins et paysage ….. Je suis en deuxième année, et je ne sais pas encore si je vais créer mon entreprise d’artisan à la fin de ma troisième année. J’ai envie de continuer aux Beaux-Arts comme certains anciens du centre le font déjà. »

Cette rencontre permet de présenter les actions et les modes de formation et de fonctionnement pédagogique des deux associations ; elle permet également l’échange entre les deux "partenaires silencieux" français du projet Leonardo da Vinci : les formateurs du Centre des Métiers d’art Viri Taimana et Jean Daniel Tokainiua Devatine, et de l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles Véronique Laulier.

"En observant les élèves en pleine création, nous avons pu échanger sur différents sujets notamment le travail sur la sensibilité, l’espace, l’installation des œuvres en général dans un site donné et leur résonance avec ce dernier mais également, l’importance d’une sensibilisation au paysage, aux qualités de l‘espace choisi et à la mise en valeur réciproque de l’œuvre dans un projet global « pensé ». En résumé : comment faire entrer en synergie techniques modernes, langage plastique, histoire, culture et art paysager"

- Véronique Laulier, paysagiste, responsable de la formation continue à l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, "partenaire silencieux" de l’association Paysage et patrimoine sans frontière, formateur au paysage dans cette association.

- Voir la fiche pédagogique proposée par Patrick Guichard de l’Association Artiste No Tahiti


Martine Guichard, Association Artiste No Tahiti. Papeete. FR

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